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Le paiement des impôts et taxes via Maxt IT est une avancée significative mais il reste encore beaucoup de tâches à digitaliser à la DGID.
18 novembre 2025
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Le paiement des impôts via MAX IT (Orange Money) : une avancée majeure certes mais un vaste champ d’amélioration de l’administration fiscale reste.

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La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID), en collaboration avec Orange, a lancé la possibilité de payer les impôts et taxes via l’application MAX IT. Une initiative que devraient saluer de nombreux usagers qui voient en cela un pas concret vers la modernisation des services publics, conformément aux orientations du New Deal impulsé par l’État du Sénégal. Mais cette avancée, aussi importante soit-elle, met en lumière un enjeu central qui est la digitalisation des processus au niveau de la DGID. Elle ne doit pas se limiter au paiement aux impôts et taxes mais doit aussi transformer toute la chaîne administrative. Dans cet article, nous allons examiner les bénéfices, les limites actuelles et les perspectives nécessaires pour bâtir une administration fiscale véritablement numérique, fluide et efficace. Le Paiement des impôts et taxes via MAX IT est un progrès réel qui simplifie la vie des contribuables. En effet, l’intégration du paiement fiscal dans MAX IT constitue une réponse concrète aux attentes des citoyens et des entreprises. Parmi les avantages immédiats, on peut citer : Accessibilité 24h/24 Le contribuable peut payer à tout moment, sans se déplacer. Réduction significative des files d’attente Moins de congestion dans les centres fiscaux, un gain de temps considérable. Traçabilité et sécurisation Un reçu numérique est généré immédiatement, limitant les risques d’erreur ou de manipulation. Première brique d’un écosystème digitalisé Cette initiative s’inscrit dans le mouvement global de modernisation de l’administration. C’est une avancée indéniable et un symbole fort d’un État qui se digitalise progressivement. Mais la transformation reste incomplète car il y a encore trop de paperasse, trop de ruptures dans la chaîne de traitement des dossiers à la DGID. Malgré ces progrès, l’expérience utilisateur reste encore loin d’être fluide. Aujourd’hui, pour finaliser un dossier fiscal, créer une entreprise par exemple ou régulariser une situation, beaucoup d’usagers se heurtent à des obstacles : Des documents encore exigés en version papier Formulaires imprimés, copies physiques à faire entrainant des va-et-vient incessants, dépôts au guichet… Dans une dynamique de digitalisation, cela devrait appartenir au passé. Une absence d’intégration entre paiement et traitement du dossier En effet, le paiement via MAX IT n’entraîne pas automatiquement au sein de la DGID : une notification interne, un lien avec le dossier concerné et son avancement, ou la validation de l’étape suivante. Le contribuable doit souvent revenir physiquement avec un reçu papier. Des workflows administratifs manuels Beaucoup de validations, transmissions et traitements restent non automatisés à cause De l’inexistence d’un processus de workflows informant un groupe d’employés de la DGID, selon leurs rôles définis au préalable, qu’un dossier leur est soumis pour traitement. Avec ce système, le nombre de dossiers reçus et traités par qui est connu instantanément. Digitalisation partielle de la création d’entreprise Bien que l’APIX et certaines plateformes aient apporté des améliorations, les parcours restent éclatés entre plusieurs administrations. Il faudrait ainsi, aller beaucoup plus loin pour que la digitalisation devienne structurelle. Plusieurs axes d’amélioration sont indispensables. Automatiser entièrement la chaîne après paiement. En effet, un paiement via MAX IT devrait automatiquement : mettre à jour le statut du dossier, déclencher une étape interne, notifier aux agents responsables (workflows), archiver une preuve numérique vérifiable par QR code. Le reçu papier deviendrait inutile. Supprimer la paperasse à la source La digitalisation efficace repose sur : Des formulaires 100% en ligne, Le dépôt de documents numériques, Des signatures électroniques, Un dossier administratif unique et partagé. Digitaliser partiellement la création d’entreprise Une entreprise doit pouvoir être créée : sans certains déplacements, sans certains documents papiers, via un système intégré DGID + APIX + CNSS/IPRES + Greffes. Développer un portail fiscal moderne Ce portail doit offrir : l’historique complet des paiements, le suivi en temps réel du dossier, des documents téléchargeables, un tableau de bord fiscal personnalisé. Renforcer l’interopérabilité (PI-SPI) Le paiement fiscal doit être accessible via tous les modes de paiement existant dans PI-SPI : ✔ Orange Money ✔ Wave ✔ Free Money ✔ Banques ✔ QR code interopérable BCEAO  Nous devons voir la digitalisation comme levier de développement national. Au-delà de la DGID, la digitalisation des services publics représente une opportunité unique. Elle permet de : réduire les délais administratifs, stimuler la création d’entreprises, renforcer la confiance des citoyens, améliorer la compétitivité économique, et moderniser la gouvernance. La réussite du New Deal repose sur une intégration totale de la donnée, des process et des systèmes, ce qui nécessite : une forte coordination institutionnelle, des partenaires techniques fiables, et une expertise solide en automatisation. Le paiement des impôts via MAX IT est une avancée encourageante, mais un chantier immense reste ouvert pour les autorités du Sénégal. Outre les paiements fiscaux et taxes, ceux-ci doivent déclencher un workflow au sein des services concernés dont les rôles sont déterminés en avance. Ce système permet de tenir des KPI sur l’ensemble des données au sein des services mais aussi de suivre la productivité des agents des administrations. Ainsi, la digitalisation doit toucher : les workflows internes, la gestion des documents, la création d’entreprise, les interactions interinstitutionnelles, et l’expérience citoyenne globale. Fort de mon expérience professionnelle en matière d’automatisation des process, je suis convaincu que le Sénégal dispose des compétences, des talents et des infrastructures pour réussir cette transformation. #DGID #MFB #ORANGE #SONATEL #BCEAO #PISPI

15 octobre 2025
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La gestion FinTech en Afrique : l’audace numérique au service de la croissance

Généralité  /  0 comments

Il y a encore dix ans, peu d’observateurs auraient parié sur une telle révolution. Et pourtant, l’Afrique est aujourd’hui l’un des continents les plus dynamiques au monde en matière d’innovation financière. Des startups audacieuses aux banques historiques, tout un écosystème s’est mis en mouvement. Objectif : réinventer la gestion financière grâce à la technologie — la fameuse FinTech. Quand la technologie devient un moteur d’inclusion La force de la FinTech africaine réside avant tout dans sa capacité à répondre à des besoins concrets.Dans des régions où une large part de la population reste exclue du système bancaire classique, les solutions de paiement mobile, de microcrédit digital ou d’épargne en ligne ont bouleversé les usages.Des applications comme M-Pesa au Kenya, Wave au Sénégal, ou Orange Money en Afrique de l’Ouest ont permis à des millions d’Africains d’accéder pour la première fois à des services financiers sûrs et rapides.La FinTech n’est pas un luxe : c’est une réponse sociale à un défi d’inclusion économique. Des solutions sur mesure, nées du terrain Contrairement aux modèles importés, les innovations africaines naissent souvent du vécu local.Les entrepreneurs FinTech connaissent les réalités du marché informel, les habitudes de consommation et les contraintes de connectivité.Résultat : des solutions mobiles, légères, souvent accessibles sans smartphone haut de gamme ni connexion haut débit.La FinTech africaine, c’est avant tout l’intelligence de l’adaptation. Des acteurs publics et privés en mouvement Les gouvernements africains ont compris l’enjeu.Partout, des réformes réglementaires s’accélèrent pour encadrer, sécuriser et encourager le secteur.De nouveaux hubs technologiques émergent à Nairobi, Lagos, Kigali, Dakar et Abidjan, attirant investisseurs et talents.Les grandes banques, longtemps prudentes, se transforment à leur tour, investissant dans les startups ou créant leurs propres solutions numériques.C’est toute une chaîne de valeur financière qui se modernise, du transfert d’argent à la gestion de trésorerie d’entreprise. Un levier pour les PME et la gouvernance Pour les petites et moyennes entreprises africaines, la FinTech est une bouffée d’oxygène.Elle permet d’accéder plus facilement à des financements, de digitaliser les factures, d’automatiser la comptabilité ou d’optimiser la gestion de la paie.Grâce à l’IA et aux outils d’analyse, la FinTech devient un partenaire stratégique de la croissance.Même les collectivités locales s’y mettent, adoptant des solutions de paiement électronique pour les taxes, les licences ou les services municipaux.La transparence financière devient alors un atout pour la gouvernance. Des défis à relever, mais un futur prometteur La croissance du secteur FinTech s’accompagne de nouveaux défis : cybersécurité, régulation, protection des données, interopérabilité des systèmes.Mais ces défis ne freinent pas la dynamique.Avec une population jeune, connectée, et avide d’innovation, l’Afrique dispose du terreau idéal pour devenir le laboratoire mondial de la finance du futur.

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